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Peut-on éviter les bads beats ?

juin 15, 2009 - 8:15 Pas de commentaire

Le bad beat est un phénomène bien connu des joueurs de poker, et que tous redoutent.

Nous allons voir que personne n’est à l’abri de ces bats beats qui parfois nous donneraient envie d’arrêter le poker.

Les bads beats me surprendront toujours…
Lors de ma dernière partie de poker sur internet par exemple, sur un tournoi que je fais régulièrement, nous étions environ 1000 personnes à participer, avec un tapis de départ de 1000 jetons et seulement 30 places payées.

Je débute donc le tournoi, tout se passe bien et j’augmente mon tapis progressivement au fur et à mesure que les joueurs s’éliminent.
Nous approchons des 50 joueurs restants, la tension est donc palpable ; à chaque fois qu’un joueur sort, je me rapproche des 30 places payées.
Puis voilà un coup intéressant qui arrive, je me trouve au bouton et reçois une main très enviée des joueurs de poker ; As-Roi de même couleur à cœur.
Le tapis moyen est de 25 000, je fais une relance classique de trois fois la big blind pour n’éveiller aucun soupçon particulier, c’est à dire une relance de 1800.
Une seule personne me suit, c’est parfait pour jouer cette main.

Le flop sort : As de pique – Dame de cœur – Dix de cœur.
J’essaie de rester concentré et impassible, malgré les palpitations de mon cœur qui s’accélère en voyant le tirage quinte et la couleur max, avec en plus une paire d’as de secours.
Je suis au bouton, c’est donc à l’adversaire de jouer ; il mise 2000 et je le suis rapidement pour essayer de le bloquer et de voir tomber une carte qui améliorerait mon tirage quinte ou ma couleur.
A la turn, le 9 de cœur sort ; je me retiens difficilement de sourire car je me retrouve maintenant avec la couleur max.
Je vois l’autre sur une double paire ou une quinte, mais quoiqu’il arrive, je pense avoir le jeu max.
L’adversaire check, soit il n’a rien, soit il a touché sa quinte. Je mise en espérant qu’il ait touché quelque chose et qu’il me suive, puisque je suis sûr d’avoir la meilleure main.
Je lui mets 4000 et il me suit après un certain temps de réflexion.

A la river un autre 9 sort, cela ne devrait pas changer grand chose avec le jeu que j’ai, d’autant plus que l’adversaire check rapidement et désespérément.
Je mise donc 5000 pour essayer de gagner encore un peu plus de jetons.
Il double ma relance ; je suis tellement engagé dans le coup et sûr de moi, que je n’hésite pas une seule seconde à le suivre. A ce moment là, il me montre deux 9, ce qui lui fait un carré de 9 et ce qui entraîne ma défaite.

Je sors du tournoi 34ème, sans avoir rien gagné, mais je garde depuis le désagréable souvenir de ce bad beat, auquel je repense à chaque fois que je joue un gros coup.
Même des champions du monde de poker tels que Daniel Negreanu et Doyle Brunson, ne peuvent éviter complètement ce genre de coup, car il ne faut pas oublier que dans le poker, il y aura toujours une part de chance, même pour les plus grands joueurs.

Certains joueurs professionnels comme Mike Matusow, ont connu de terribles bads beats lors de championnats du monde et ont eu beaucoup de mal à s’en remettre.