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Le Poker est bon pour vous

janvier 27, 2010 - 11:37 Pas de commentaire

Introduction
Nombreux sont ceux qui pensent que le poker ne doit pas être considéré comme un jeu de hasard. Beaucoup d’arguments ont été avancés, le principal étant que le poker est un jeu où les compétences des joueurs prennent le pas sur la chance contrairement aux jeux de hasard tels que la roulette, les machines à sous ou les jeux de la Française Des Jeux.
Nous sommes d’accord avec ces arguments, mais nous pensons que certaines spécificités du poker n’ont pas été assez approfondies. Le poker met en jeu de nombreuses qualités techniques et humaines qui sont essentielles dans bien d’autres domaines, comme le choix d’un plan de carrière, les investissements financiers, le travail ou les relations humaines.

1. Le poker est un bon professeur.
La recherche a clairement montré que les gens ont tendance à répéter les actions qui ont été récompensées et à abandonner celles qui ont été sanctionnées. Au poker, on apprend en étant récompensé de ses bons comportements, comme avoir une pensée logique ou essayer de comprendre l’autre, et en étant puni de ses mauvais travers, comme ne pas respecter les probabilités ou agir de manière impulsive. D’autres règles d’apprentissage s’appliquent au poker.

L’apprentissage vient du retour d’expérience.
Les récompenses et les punitions sont riches en enseignements. Plus rapide et plus clair sera votre retour d’expérience, plus rapide sera votre apprentissage. Malheureusement, le chemin est long et sinueux pour apprendre par retour d’expérience les bonnes pratiques dans un domaine. Par exemple si vous commettez une erreur avec un important client, il se peut que vous ne sachiez jamais pourquoi vous avez perdu cette affaire. Tandis qu’à une table de poker, les raisons de ce qu’il s’est passé vous seront souvent accessibles bien plus rapidement.
Jusqu’à récemment, la plupart des gens ont appris à jouer au poker essentiellement suite à des essais et des échecs. Ces dernières décennies, une grande quantité de livres, de DVD, de cours, et de coachs ont permis à des millions de joueurs de progresser plus rapidement. Pour autant, rien ne remplace l’expérience du jeu. C’est en accumulant les bons et les mauvais coups, en étant récompensé et sanctionné, que l’on apprend les plus importantes leçons du poker.
Les décisions les plus importantes de votre vie ne sont pas prises de manière régulière. Certaines d’entre-elles, comme le choix de carrière, ne sont parfois prises qu’une fois. Les joueurs de poker prennent au cours d’une seule session de jeu des centaines de décisions avec une rétroaction immédiate, ce qui accroît fortement leur capacités d’apprentissage.

Les leçons apprises dans une situation donnée peuvent être étendues à d’autres situations.
Si les leçons de poker ne s’appliquaient qu’à la manière de jouer nous n’aurions pas rédigé cet article. Mais ces leçons s’appliquent pratiquement à tous les aspects de la vie. Par exemple, si vous êtes impatient ou illogique et que vous ne prenez pas en considération les gains ou pertes potentiels, vous perdrez au poker et vous ferez beaucoup d’erreurs dans votre vie professionnelle et personnelle. Si le poker pouvait vous apprendre à maîtriser vos émotions, vous seriez bien plus efficace dans beaucoup de domaines.

Les jeunes apprennent plus vite que leurs aînés.
Les opposants au poker revendiquent vouloir protéger les plus jeunes des mauvaises habitudes de ce jeu, mais ils les empêchent de pouvoir profiter des ses apports bénéfiques. Les jeunes adorent prendre des risques, parfois pour de l’argent et souvent pour bien plus comme dans le cadre leur réussite scolaire, leurs santé et même leur vie.
Ils « frissonnent » à l’idée de tenter leur chance, pour des paris souvent stupides. Ils risquent leurs vies et même un handicap au travers de cascades en skate, à vélos ou avec des snowboards et contractent différentes MST en négligeant de se protéger pendant leurs rapports. Il est impossible d’interdire les plus jeunes de prendre des risques tout comme il est difficile de les empêcher de découvrir leur sexualité.
La vie est en elle-même risquée, et apprendre à négocier ces risques est une composante importante de l’expérience de chacun. Le poker apprend à penser aux risques et à leurs conséquences avant d’agir. S’il ne devait enseigner que cela, le poker pourrait préserver les plus jeunes de commettre certaines erreurs irréparables. Plus généralement, les enseignements du poker leurs permettraient de prendre eux-mêmes les bonnes décisions.

2. Le poker améliore vos capacités d’étude.
Parce que vous voulez être respecté, vous devez, autant que quiconque, privilégier un degré d’exigence élevé et bannir la facilité. Malheureusement le modèle occidental – en particulier chez les jeunes – est principalement basé sur l’attirance physique et sur la capacité athlétique. Ce modèle préconise, hormis l’envie et le désir d’être en couple, d’être attirant physiquement et doué dans des sports tels que le football, le rugby ou le tennis. Certes, ces beaux adonis doués en sport finiront sûrement par travailler sous les ordres des autres jeunes plus studieux. Mais ils ne le réaliseront que trop tard.
Les résultats plus que moyens des étudiants français en ce qui concerne l’évaluation de leurs compétences en mathématiques, en sciences et en français sont dues en partie au fait que la plupart d’entre eux pensent qu’étudier n’est pas important. Pire encore, ils finissent par se convaincre qu’être studieux est mal. Bien que leurs parents seraient ravis s’ils obtenaient de bonnes notes, les jeunes ne se soucient vraiment que de l’opinion des autres jeunes. Or les élèves brillants sont traités péjorativement de “fayots” ou d’ “intellos”. A l’instar des américains, le culte de l’apparence physique s’accentue au détriment de nos valeurs intellectuelles traditionnelles. En effet, cet anti-intellectualisme a même tendance à s’ancrer durablement dans notre société. Mannequins, acteurs, chanteurs et athlètes deviennent sensiblement des repères d’identification dans notre pays. Ils sont par ailleurs mieux rémunérés et sont socialement plus glorifiés que les scientifiques, professeurs ou érudits. De ce fait, les jeunes gens sont réticents à étudier les sciences en général, les mathématiques en particulier (l’analyse risque/récompense, les probabilités, etc.) et beaucoup d’autres matières qui leurs seront utiles à l’âge adulte car ces sujets leur paraissent tellement inopportuns dans leur vie quotidienne. Ils ne voient pas en quoi les étudier pourrait intervenir dans les compétitions qui les intéressent en termes de situation, popularité ou influence. Parce que les gens étudient peu ces matières après leur diplôme du baccalauréat, beaucoup d’entre eux ne les apprendront donc jamais. Le poker leur enseigne rapidement la valeur intrinsèque de ces matières. Les “fondus” qui étudient le poker ainsi que des sujets comme les maths, la logique et la psychologie “écrabouillent” littéralement les adversaires les plus athlétiques et les plus séduisants. Ils battent aussi les plus intelligents qui sont trop paresseux ou arrogants pour étudier. De fait, gagner développe leur situation sociale et leur confiance les rend plus enclin à avoir de l’influence sur leurs pairs. Le poker ne développe pas seulement une propension à apprendre ou à développer d’autres qualités, il augmente également la valeur propre des individus.

3. Le poker développe vos facultés mathématiques
En général, les gens n’ont pas un niveau terrible en mathématiques. A moins d’avoir poursuivi des études scientifiques après le baccalauréat, la plupart des français ne s’intéressent plus du tout aux mathématiques et conservent de grosses lacunes dans ce domaine.
Non seulement ils finissent leurs études avec un très mauvais niveau, mais ils ne veulent surtout pas s’améliorer. Après tout, « Quel intérêt ? » Quand ils se mettent au poker, cet intérêt est tout trouvé. Les joueurs gagnants comprennent les rouages mathématiques du poker et les mettent en application dans leur processus de décision, alors que les perdants n’essayent pas ou ne parviennent pas à effectuer les calculs nécessaires. Si vos enfants se mettent au poker, vous serez surpris de voir à quel point leur intérêt pour les mathématiques va grandir.

4. Le poker développe votre raisonnement logique
Dans notre société moderne, nombre de nos pensées et de nos actions sont encore guidées par l’intuition, les émotions ou la superstition plutôt que par un raisonnement logique approprié.
Le poker apprend à suivre et à appliquer la logique pour résoudre les problèmes qu’il soulève. Puisque vous ne connaissez pas les cartes de votre adversaire, vous devez faire preuve de logique pour les découvrir, mais également pour savoir comment bien utiliser cette information.
Une approche qui vous servira dans votre vie de tous les jours pour prendre de bonnes décisions.

5. Le poker développe votre concentration
La première étape pour résoudre un problème qu’il soit pokeristique ou lié à la vie quotidienne est d’obtenir la bonne information.
Sans celle-ci, vous pouvez être certain de commettre des erreurs.
Le poker permet d’accroître les capacités d’acquisition de l’information mais aussi les capacités de concentration.
Tout joueur de poker fait des erreurs et se demande alors “Comment ai-je fait pour être aussi bête”.
Nous ne pouvons imaginer un meilleur exercice que le poker pour améliorer sa concentration.

6. Le poker développe votre patience
Les latins sont réputés pour leur impatience, ce qui n’est pas sans conséquence. Les dettes de nos pays occidentaux sont colossales car nous préférons acheter à crédit plutôt que d’attendre d’avoir les moyens de payer.
Notre économie donne la priorité aux résultats à court terme et perd des marchés au profit de concurrents étrangers plus patients.

Le poker développe la patience de la manière la plus efficace qui soit. Si tu sais attendre que le bon moment se présente, tu es certain de battre les joueurs impatients qui jouent beaucoup trop de mains. En fait, pour de nombreux joueurs, leur première leçon de poker devrait être “Sois patient”.

7. Le poker développe votre discipline.
Beaucoup de personnes manquent de discipline. Ils cèdent à leurs pulsions, y compris les plus destructrices. Le poker développe la rigueur en la récompensant fortement. Pratiquement tous les joueurs gagnants sont très disciplinés.
Ils sont disciplinés dans tout ce qu’ils entreprennent. Ainsi, ils couchent des mains qu’ils seraient tenter de jouer. Ils résistent à l‘envie de défier les joueurs les plus coriaces de la table.
Ils évitent toutes diversions, même agréables, comme discuter avec des amis ou avec de charmant(e)s inconnu(e)s
Ils ne critiquent pas les calamars qui leur font parfois perdre de l’argent. Ils contrôlent leurs émotions.
Ils possèdent le self-control nécessaire contrairement à la plupart des gens.

La télévision a créé une image du poker ridicule et inexacte. Après avoir vu des joueurs criant et parlant sans cesse, les téléspectateurs supposent alors que ces comportements sont des plus normaux. Ils ont totalement tort !
Les réalisateurs mettent en valeur ces comportements excessifs voire spectaculaires, afin d’améliorer l’audimat de leurs émissions et donner un peu de visibilité à quelques joueurs en mal de notoriété.
Vous verrez davantage de frénésie en une demi-heure de télévision qu’en un mois dans une salle de poker traditionnelle.
S’il vous plaît, n’oubliez pas l’origine du terme « poker face », des joueurs disciplinés maîtrisant leurs émotions et leur comportement.

8. Le poker vous apprend à vous concentrer sur le long terme.
L’impatience n’est pas la seule cause du manque de clairvoyance. Des recherches ont montré qu’une récompense immédiate avait plus d’effet que si elle se faisait attendre. Ainsi, la plupart des gros mangeurs ou des gros fumeurs font passer en priorité leur plaisir immédiat malgré les conséquences désastreuses que leur comportement aura sur leur santé sur le long terme.

Les joueurs de poker apprennent très vite que bien qu’une erreur puisse leur faire remporter le coup (et inversement), la clé du succès se trouve dans la prise de décisions qui auront une espérance de gain positive sur le long terme. Si vous prenez trop souvent des mauvaises décisions, vous devez perdre. Si vous prenez suffisamment de bonnes décisions, vous devez gagner. C’est aussi simple que ça.

Si les gens réfléchissaient plus au long terme, certains de nos plus gros problèmes seraient résolus, ou deviendraient moins pesants. Parce qu’ils ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, des centaines de milliers de jeunes laissent tomber les études ou tombent enceintes, et des centaines de milliers d’adultes négligent leur santé et leur situation financière.

9. Le poker vous apprend que passer à côté d’un profit équivaut à une perte (et inversement).
Les économistes connaissent bien ce principe et ont largement écrit sur le sujet. Malheureusement, la plupart des gens n’ont pas lu leurs travaux et s’ils le faisaient, ils ne seraient probablement pas d’accord. Ils préfèrent largement ne pas saisir la chance de gagner un euro si cela peut leur en coûter un, manquant ainsi de nombreuses occasions profitables.

Le poker nous apprend que négliger un profit est objectivement équivalente à une perte. Par exemple, si le pot vous offre une cote de 1 pour 8 et que les cotes de votre tirage sont de 1 pour 5, vous devriez suivre la mise. Ne pas suivre cette mise revient à jeter son argent par la fenêtre, de la même manière qu’une mise hors cote.

10. Le poker développe votre réalisme.
Chacun rejette constamment des réalités déplaisantes à son sujet, au sujet d’autrui et sur beaucoup de points différents. Nous croyons ce que nous voulons croire. Le Poker développe la lucidité de la plus cruelle mais de la plus efficace des manières. Si vous refusez de voir la réalité en face, vos adversaires, les cartes, les cotes ou vous-même, vous le paierez très vite au prix fort. Des centaines de fois par partie, vous devrez affronter une situation compliquée : vos cartes ainsi que celles des autres joueurs, leurs comportements, votre position ainsi que beaucoup d’autres facteurs seront à prendre en considération. Vous devrez tenir compte bien évidemment de vos propres compétences et styles de jeu ainsi que de ceux de vos adversaires. Si vous êtes réaliste, vous l’emporterez. Si vous refusez de vous confronter à la réalité, vous perdrez.

11. Le Poker vous apprend à vous adapter à différentes situations.
Beaucoup de personnes ne se posent pas la question suivante: “en quoi cette situation est-elle différente d’une autre?” Sans se remettre en question, ils continuent simplement à faire ce qu’ils ont toujours fait. Le Poker nécessite des ajustements car la situation change continuellement. Une seule carte peut transformer une main à potentiel tel un tirage couleur en un jeu maximum. Le joueur qui détient cette couleur ainsi que tous ses adversaires devront immédiatement s’adapter à cette nouvelle situation. Le joueur détenant la main gagnante devra s’évertuer à générer le plus grand profit possible, tandis que les autres devront réduire leurs pertes au maximum.
Beaucoup d’autres paramètres changent en permanence. Après avoir été en position de petite blind, la pire position au poker, vous vous retrouverez au bouton la main suivante, la position idéale. Chaque fois qu’un joueur est éliminé et se fait remplacé par un type de joueur au style différent, le jeu se modifie. De même, chaque fois que quelqu’un vous surprend en se couchant, en checkant, en misant ou en relançant vous devez réévaluer la situation et vous adapter de fait cette nouvelle information. S’adapter aux changements dans la vie de tous les jours a toujours constitué une étape nécessaire, néanmoins cela est maintenant devenu capital du fait de l’accélération actuelle du rythme des changements. Nous connaissons désormais plus de changements chaque année que nos ancêtres n’en ont rencontrés en plusieurs décennies. La technologie, l’économie et les valeurs socio-éducatives ainsi que nombres d’autres facteurs changent si subitement que Alvin Toffler, futurologue, employa l’expression de “choc du futur” pour désigner le stress et la désorientation provoqués chez les individus auxquels on fait vivre trop de changements dans un trop petit intervalle de temps. “Ainsi insuffisamment préparés, nous ne pouvons, pour la plus part d’entre nous, que subir ces changements”.
Le poker peut nous aider à faire face à ce monde en permanente mutation.

(*) Titre de son ouvrage phare “Le choc du futur” (1970), vendu à plus de 10 millions d’exemplaires

12. Le poker vous apprend à vous adapter à différents types de personnes.
La plupart des personnes – surtout les plus jeunes – ont peu d’expérience de la diversité. Ils vivent dans des villes et dans un voisinage relativement homogènes et communiquent d’ordinaire avec des personnes qui leurs ressemblent.
Dans les parties sur internet ou au casino, vous devez jouer avec toute personne, quelle qu’elle soit, qui s’assoit à votre table. Vous devez affronter des types très différents de personnes : agressif ou passif, sympathique ou désagréable, poli ou impoli, discret ou expansif, intelligent ou stupide, maître de ses émotions ou incapable de les contrôler et ainsi de suite.
Vous apprenez donc comment comprendre et vous adapter à des personnes qui pensent et agissent d’une manière radicalement différente de la votre. Plus vous le ferez rapidement et bien, meilleur sera votre résultat. Étant donné que vous allez certainement rencontrer des gens différents dans des situations bien plus importantes, apprendre à communiquer avec eux est extrêmement précieux .

13. Le poker vous apprend à éviter le racisme, le sexisme et toute autre forme de préjugé.
Un préjugé est toujours une erreur, mais à une table de poker il est particulièrement destructeur. Il vous fait sous-estimer vos adversaires et commettre des erreurs coûteuses. Pour bien jouer, il faut être “aveugle aux couleurs de peau, au type de sexe, ou à toute autre différence, car en fin de compte la victoire est fondée sur le mérite” (6). Le poker offre une “égalité des chances”. De toutes les activités populaires, c’est au le poker que les personnes sont traitées de la manière la plus égalitaire. Vous ne pouvez pas jouer au golf contre Tiger Woods, mais vous pouvez vous asseoir à n’importe quelle table de poker. Vous pouvez jouer contre n’importe qui, en allant du plus novice au joueur de classe mondiale, et vous serez tous traités comme des égaux. Si vous jouez bien, vous gagnerez, peu importe qui vous êtes.

14. Le poker vous apprend comment gérer les pertes.
Beaucoup de gens ne savent pas faire face à des pertes. Une perte d’emploi, une dispute ou la fin d’une relation amoureuse sont d’immenses tragédies. Ils ne peuvent pas accepter cette perte et peuvent même en être obsédés. Cela prend le contrôle de leurs vies en les faisant se tourner vers le passé plutôt que vers l’avenir.
Le poker vous apprend à gérer les pertes car celles ci se produisent très fréquemment. Vous perdez beaucoup plus de mains que vous n’en gagnez, et les sessions perdantes ou de malchance sont simplement une part normale du jeu. Vous apprenez également qu’essayer de vous refaire rapidement est une assurance de courir à la catastrophe. Vous devez accepter les pertes à court terme et continuer à produire un jeu solide et patient. Vous ne pouvez pas être un gagnant – au poker comme dans la vie – si vous n’apprenez pas comment faire face à vos pertes pour aller de l’avant.

15. Le poker vous apprend à dépassionner les conflits.
Beaucoup de gens prennent les conflits trop à coeur. Ils peuvent tellement vouloir battre quelqu’un qu’ils “vont gagner la bataille, mais perdre la guerre.” Pire encore, s’ils perdent, ils peuvent considérer cela comme un échec personnel et chercher à se venger. Quiconque a sérieusement pratiqué des sports de contacts physiques (tels que le rugby, la boxe et le football) est moins enclin à prendre les conflits trop personnellement. Se blesser apprend à certains athlètes que le conflit est une partie du jeu et de la vie. Hélas, beaucoup de gens n’apprendront jamais cette leçon.

Le poker vous apprend à dépersonnaliser les choses parce qu’il est fondé sur des batailles impersonnelles. L’objectif est de gagner l’argent des autres, or l’argent est le même pour tous. Peu importe de gagner ou perdre contre Nicolas, Yann ou Patrick. Les jetons de chacun des joueurs ont la même valeur et se dépensent de la même manière.

Le poker vous enseigne rapidement que le fait d’être bluffé, attrapé, battu par un tirage, ou tout simplement surclassé n’est pas un défi personnel ou une insulte. Ce n’est qu’une part du jeu. Le poker vous apprend également que prendre les conflits de manière trop personnelle peut être extrêmement coûteux.
Si vous avez soif de vengeance, vous pouvez agir de manière insensée et perdre beaucoup d’argent. Battre “votre ennemi” peut devenir tellement important que vous jouez des cartes que vous auriez dû coucher, vous essayez des bluffs désespérés, et prenez beaucoup d’autres décisions stupides et autodestructrices. Les Chinois ont un merveilleux proverbe : “Si vous prenez le chemin de la vengeance, creusez deux tombes : une pour lui, et une pour vous.” Le poker enseigne ce principe à tout joueur ouvert d’esprit.

16. Le poker vous apprend à établir un plan d’action
La plupart des personnes ne planifient pas bien leurs activités.Au lieu de se fixer des objectifs et d’identifier les étapes successives pour y arriver, ils réagissent de manière impulsive ou routinière. Le poker développe votre capacité à structurer un plan d’action pour un grand nombre d’intervalles de temps différents :

* Pour le tour de mise en cours
* Pour cette main
* Pour cette session
* Pour ce tournoi
* Pour cette année
* Pour toute votre carrière au poker

Pour être en mesure de planifier toutes ces différentes durées, il vous faudra déterminer vos objectifs et anticiper les réactions des autres. Par exemple, une paire d’as est la meilleure main possible et vous comptez bien construire un gros pot avec ces cartes en main. En début de position à une table loose-passive, vous devriez relancer car vos adversaires vont probablement vous payer. A une table sauvagement agressive contentez-vous de suivre, en espérant voir quelqu’un relancer, puis être suivi par les autres, et vous pourrez alors les sur-relancer.
Le poker vous apprend aussi à établir une stratégie sur toute la main. La manière de penser est comme aux échecs (« je ferai ça, ils répondront cela, et alors je pourrai… »). On peut décider de sacrifier un peu de profit sur les premiers tours de mises d’une main, si au final vos gains s’accroissent sur toute la main.
Il arrive aussi de renoncer à des gains immédiats pour des profits au long cours. Par exemple, vous décidez de sur-jouer quelques unes de vos premières mains pour vous faire une image de « miseur fou » à la table, ce qui vous permettra d’avoir plus d’actions sur vos mains ultérieures. Ou bien vous décidez de jouer extrêmement serré au début pour pouvoir bluffer par la suite. Le poker vous apprend à définir des objectifs précis, à anticiper les réactions des autres, à mettre en place un plan d’action pour atteindre vos objectifs, en sachant à chaque instant ce que vous faites et pourquoi vous le faites.
Pour bien planifier, il faut être capable d’envisager de multiples imprévus. Vous devriez penser de la sorte : « Que se passera-t-il si … ? ». Si la prochaine carte est un pique, je miserai. Si elle amène une paire au board et que Robert mise, je me coucherai. Si c’est une carte inoffensive et qu’Annette mise, je la relancerai. Habituellement, les joueurs n’envisagent que trop peu de scénarios différents. Et quand quelque chose d’inattendu survient, ils ne savent pas quoi faire.
Savoir planifier dans la vie de tous les jours est très précieux, mais cela est rarement bien mis en pratique. Nul n’est besoin de donner des exemples. Vous savez très bien que vous devriez user des questionnements du type « Que se passerait-il si … ? » pour organiser votre travail, vos finances, et votre vie en général, qui pâtissent de ce manque de planification.

17. Le poker vous apprend à déjouer les tromperies
Il est facile de tromper son prochain. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les publicités diffusées tardivement et qui vous promettent de devenir riche rapidement, de retrouver une silhouette fine ou de vous libérer de toutes vos douleurs et vos souffrances. Les annonceurs n’investiraient pas un sou si ces publicités ne déclenchaient pas le réflexe d’achat chez un public naïf. Et ce n’est que le sommet de l’iceberg. Henri Becque nous a laissé cette pensée, « Il est bien difficile de dire si l’homme naît méchant ou s’il le devient tout de suite. »
De fait, les joueurs de poker passent leur temps à essayer de vous bluffer, de vous attraper et d’une manière plus générale de vous leurrer. Cela vous apprend à détecter quand quelqu’un détient une bonne main, quand il est sur un tirage vers une belle main, ou s’il bluffe complètement. Ces aptitudes vous aideront à identifier et à réagir efficacement si vous êtes confronté à des personnes en train d’essayer de vous duper, et ce dans tous les domaines.

18. Le poker vous apprend à jouer vos meilleures cartes
Il est capital et primordial de savoir choisir quelles cartes jouer tant au poker que dans la vie. Le poker vous apprend à vous évaluer, à jauger la concurrence, à avoir une vue générale de la situation, pour ensuite savoir choisir les « options » les meilleures pour vous.
Les bons joueurs de poker admettent que la raison principale qui explique leurs victoires ou leurs défaites, c’est la différence entre leurs compétences et celles de la concurrence. S’ils sont meilleurs que la concurrence, ils gagnent. S’ils sont plus faibles, ils perdent.
L’autre élément à prendre en considération est l’adéquation entre leur style et la partie. Prenons deux joueurs de poker ayant les mêmes capacités. Le joueur A est gagnant à une table conservatrice mais perd à une table agressive, tandis que c’est l’inverse pour le joueur B. Manifestement, il leur est préférable de choisir des tables différentes.
Ces deux facteurs ont une incidence sur vos résultats dans la vie réelle. Si vous êtes moins talentueux ou moins qualifié que vos adversaires, vous devriez abandonner la partie pour un terrain de jeu plus à votre portée. Vous devriez chercher à évoluer dans un domaine qui convienne mieux à votre style. Par exemple, vous avez peut-être des capacités et des qualifications identiques à celles de votre ami, mais des tempéraments différents. Ainsi, il serait préférable que vous travailliez au sein d’une grande organisation, et lui serait plus dans son élément dans une petite société ou en montant sa propre affaire.
La plupart des gens ne savent pas s’évaluer, ni apprécier à quel point ils sont adaptés ou non à différentes situations. Du coup, ils font d’énormes erreurs qu’ils mettront des années à réaliser. Regardez ne serait-ce que le nombre de personnes qui ont changé leur fusil d’épaule aux environs de la trentaine ou de la quarantaine ! Ils ont enfin réalisés où était leur voie.

19. Le poker vous apprend les bénéfices d’agir en dernier
Si vous agissez en dernier, vous en tirez un énorme avantage. A votre tour de jouer, vous savez ce que vos adversaires ont fait, mais eux ne savaient pas ce que vous feriez quand c’était leur tour de jouer. L’importance de la position est si grande que tout bon joueur en bonne position relancera des mains qu’il jetterait en début de position.
Le poker est un jeu de gestion de l’information, et il existe de nombreux jeux similaires comme vendre ou négocier. Les règles de base de ces jeux sont :

* récupérer le plus d’information possible
* donner le moins d’information possible

Par exemple, lors d’une négociation, vous préférez que l’autre se dévoile en premier afin de connaître ses positions avant de formuler les vôtres. Supposons que vous deviez vendre rapidement une maison atypique. Un expert agréé l’a estimée à environ 250 000 €, mais elle est si unique qu’il lui est difficile d’en donner une valeur précise.
Avant d’en offrir un prix, vous désirez savoir ce qu’en pense votre acheteur potentiel. Peut-être va-t-il avoir le coup de foudre, détester, ou être indifférent au caractère particulier de la maison. S’il fait la première offre, vous aurez une première idée de son ressenti. Il se peut qu’il vous en propose 275 000 € ! Et puisqu’il aime son caractère si particulier, vous pourrez alors essayer de faire monter les enchères.
Les recruteurs connaissent l’importance d’agir en dernier. La plupart des entretiens d’embauche contiennent une question qui ressemble à : « estimez votre salaire de départ ». Si vous répondez, vous donnez votre position à votre interlocuteur sans savoir ce qu’il est prêt à vous payer. Vu qu’il vous sera improbable d’obtenir plus que ce que vous avez répondu, essayez d’éviter d’avoir à faire ce premier pas.

20. Le poker vous apprend à vous concentrer sur les sujets importants
Une des erreurs qui coûte cher au poker et dans la vie, c’est de focaliser son attention sur des choses sans importance. Les joueurs de poker sérieux savent que les erreurs ne sont pas d’égale importance. S’efforcer activement de ne faire aucune petite erreur peut en engendrer de grosses.
Sur-réagir aux petites erreurs d’un adversaire peut vous amener à commettre l’erreur fatale de le sous-estimer. Par exemple, admettons que vous vous aperceviez que votre adversaire sur-joue une main médiocre telle que Dame-Valet dépareillés. C’est certes une erreur, mais relativement sans conséquence sérieuse, car il n’aura cette main qu’un petit nombre de fois par nuit. Si il joue bien les autres mains, n’en concluez pas que c’est un joueur faible.
Il vous faut vous concentrer aussi sur vos propres erreurs. Certaines pourront être presque imperceptibles, mais importantes. Par exemple, à force de vouloir jouer un poker « académique », vous apparaîtrez trop sérieux aux yeux de vos adversaires faibles qui étaient juste venus passer du bon temps. Ils vous fuiront, emportant avec eux l’argent que vous leur prenez régulièrement.
Une autre erreur consisterait à avoir une approche trop scolaire de votre poker, ce qui peut être la source d’erreurs stratégiques. Par exemple, si vous jouez vos mains d’une manière techniquement correcte mais ne bluffez pratiquement jamais, vous passerez à côté des gains qu’apportent de bons bluffs, et vos adversaires seront frileux quand vous jouerez vos bonnes mains. Il en va de même si l’on joue les mains toujours de la même façon. Votre côté prévisible vous coûtera plus que ce que vous rapportera votre jeu techniquement correct.
On pourrait faire une analogie avec le monde des affaires. Si vous mettez en place une organisation rigide de telle sorte que les décisions sont toujours correctement prises :

* vos employés ne seront pas incités à être créatifs quand les procédures habituelles ne marcheront pas. En fait, ils craindront d’être sanctionnés pour avoir violé les procédures établies.
* l’organisation en place ne saura pas répondre à l’inattendu, qui surviendra inévitablement.
* vos bons éléments partiront.
* votre organisation deviendra bureaucratique, une partie du personnel inutile et elle sera incapable d’atteindre ses objectifs.

21. Le poker vous apprend à mettre en pratique la théorie sur les probabilités
Si vous êtes comme la majeure partie d’entre nous, vous ne pensez pas en termes de probabilités, ou alors de façon grossière. Ce qui doit ressembler à :

* ce qui va arriver
* ce qui n’arrivera pas
* ce qui devrait probablement arriver
* ce qui ne devrait probablement pas arriver

Rien qui ne puisse vous permettre d’estimer les choses finement au point de pouvoir faire la distinction entre ce qui a 10%, 20% ou 30% de chance de survenir.
Le poker vous apprend que cette distinction est importante et vous apprend à la calculer. Vous découvrirez qu’il vous faudra parfois suivre une mise si vous avez 30% de chances de gagner, alors qu’il faudra vous coucher si vos chances ne sont que de 20%. Le poker vous apprend à calculer ces probabilités et à le faire rapidement de façon précise.
Cette aptitude souvent négligée peut être utile pour la prise de décisions dans la vie de tous les jours. Par exemple, cela vaut peut-être le coup de prendre l’avion pour traverser la France pour répondre à un appel d’offres ou pour assister à un entretien professionnel si vos probabilités de succès sont de 30%, et ne pas valoir le coup si vos chances ne sont que de 20%. Mais peu de gens raisonnent ainsi et prennent de nombreuses décisions sans avoir assis leurs choix sur des critères finement évalués.

22. Le poker vous apprend à analyser le profit en regard du risque
Une telle analyse s’appuie de manière plus formelle sur la théorie des probabilités. Par essence, la vie présente de nombreux risques, et il vous sera difficile de gagner au poker ou dans la vie sans parvenir à évaluer précisément risques et profits.
Une analyse risque/profit ressemble à une étude coût/bénéfice qui prendrait en plus en compte les probabilités de chacun des résultats possibles. Prenons l’exemple d’un pot de 100$. Vous avez un tirage à couleur que vous estimez gagnant si la couleur arrive, et perdant si vous ratez votre couleur. Il vous faut miser 20$ pour suivre la mise. Vos chances de toucher votre couleur sont de 1 pour 4. Si vous trouvez votre couleur, vous gagnerez 20$ de plus car vous êtes certain que votre adversaire payera une autre de vos mises. Vous êtes certain de ne pas pouvoir bluffer. Devez-vous suivre sa mise de 20$ ?
Certes, vous perdrez plus souvent que vous ne gagnerez, mais les gains potentiels compensent peut-être avantageusement les pertes éventuelles. Etant entendu que seul le long terme doit être pris en considération, simulons 100 fois ce cas de figure :

Vous gagnerez 120$ vingt fois pour un total de 2 400$
Vous perdrez 20$ quatre-vingt fois pour un total de -1 600$
Votre gain net pour 100 occurrences sera de 800$

Votre espérance de gain pour chacune des fois où vous suivez est de 8$
Il est donc évident qu’il vous faut payer la mise de votre adversaire.

Les joueurs de poker font constamment de telles analyses risque/profit, et elles sont souvent d’une plus grande complexité. Par exemple, pour savoir s’il faut faire un semi-bluff (7), il va vous falloir estimer les probabilités, les gains et les pertes :

* de gagner le pot tout de suite parce que votre(vos) adversaire(s) se couche(nt)
* de gagner parce que vous miserez de nouveau au tour d’enchère suivant et votre(vos) adversaire(s) se couchera(coucheront)
* de gagner parce que vous toucherez la carte qui vous donnera le meilleur jeu
* de perdre parce que vous serez suivi et ne trouverez pas votre carte

Ces calculs mathématiques peuvent être compliqués, mais les joueurs aguerris ont appris à faire de telles analyses de manière précise et rapide.
Il faudrait utiliser de telles analyses dans les situations périlleuses de la vie. Malheureusement, la plupart d’entre nous ne le font pas. Nous achetons des actions ou des biens, nous prenons un travail, nous démarrons une affaire ou assumons des risques en personne sans prendre le soin d’évaluer les différentes issues et leurs probabilités de survenir. Du coup, nombre d’entre nous prennent de mauvaises décisions.
Le poker est si formateur pour la prise de décisions difficiles que Peter Lynch, le précédent directeur du Fond Magellan et vice-président de Fidelity, a déclaré un jour que la meilleure façon de devenir un investisseur plus compétent était « d’apprendre à jouer au poker » (8).

23. Le poker vous apprend à replacer les choses dans leur contexte et à en évaluer toutes les variables
On demande souvent aux experts, « Comment devrais-je jouer cette main ? » Et la réponse est habituellement très frustrante, « Ca dépend de la situation ». L’expert vous demandera alors des détails sur les autres joueurs, leur position, la taille du pot, ce qu’il s’est passé sur les mains précédentes, et sur tout un tas d’autres sujets. La plupart des joueurs ne veulent pas entendre cette réponse « Ca dépend de la situation », et ils se refusent à répondre aux questions.
En fait, s’ils ne peuvent répondre à ces questions, c’est tout simplement parce qu’ils n’avaient pas compté le pot, ne s’étaient pas posé de questions sur les autres joueurs, ni fait toutes les autres choses que les experts font. Ils veulent juste connaître les deux ou trois règles simples expliquant comment jouer une paire d’as, un full ou une quinte flush, ce que les experts ne pourront leur dire car il n’existe pas de règles aussi simplistes au poker.
Si vous jouez sérieusement, vous apprendrez que vouloir faire vite et simple ne s’applique pas au poker. Et plus important encore, cette règle ne s’applique pas non plus dans la plupart des décisions à prendre dans une vie. Cette aspiration est courante parce qu’on se plaît à croire que la vie est plus simple qu’elle ne l’est réellement. Le poker vous apprend à vous poser le même type de questions à propos de vos investissements, de votre carrière et de l’ensemble des décisions cruciales qui s’offriront à vous.

24. Le poker vous apprend à « rentrer dans la tête des gens »
Le poker est une école de la psychologie et vous apprend à la mettre en pratique, car la compréhension de l’autre en est un élément primordial. De fait, on a souvent parlé du poker en ces termes : « un jeu sur les personnes, à l’aide de cartes » . Si vous ne comprenez pas l’autre, vous ne pouvez pas gagner.
Nous avons déjà abordé des aspects psychologiques, comme éviter les préjugés ou choisir les bonnes parties. Nous terminerons ce long essai en abordant brièvement la plus importante des leçons sur le plan psychologique : apprendre ce que les autres perçoivent, pensent et veulent.
La première des choses à faire est de détourner son attention de soi pour la focaliser sur les autres. Le poker vous y oblige. Car si vous ne vous concentrez que sur vos cartes, vous ne pouvez gagner du fait de la valeur relative d’une main de poker. La véritable question n’est pas de connaître la valeur de votre main, mais où elle se situe par rapport à celle des autres. Cela vous apprend aussi à imaginer ce que les autres pensent que vous avez. Et même ce qu’ils pensent que vous pensez qu’ils pensent (9).
Nous sommes nombreux à avoir écrit abondamment sur le sujet, mais pour des raisons de place, nous ne vous donnerons que quelques exemples. Un bon joueur prend toujours en compte l’autre joueur au moment de faire ses choix. Avec les mêmes cartes et dans la même situation, il se couchera si Charlie, un joueur très conservateur mise, alors qu’il relancera si Marie, une joueuse très agressive, mise.
Les bons joueurs évaluent aussi la manière dont leurs adversaires se perçoivent les uns par rapport aux autres. Par exemple, si un adversaire perspicace sur-relance quelqu’un dont il pense qu’il va le payer, il ne bluffe certainement pas. Si un bon joueur sur-relance un « maniac », il a probablement une main bien plus faible que s’il avait sur-relancé un joueur serré.
Comprendre la perception qu’a ce joueur des autres joueurs vous aidera grandement à prendre la bonne décision lorsque vous disputerez un pot.
Comprendre les autres est vital dans presque tous les domaines de la vie. Vous ne pourrez pas avoir de bonnes relations personnelles ni réussir votre vie professionnelle sans être capable de percevoir l’autre. Nous ne parlerons ici que de deux sujets, la négociation et l’investissement, dont l’importance dans les relations personnelles est évidente.
« Le premier pas essentiel vers une négociation efficace consiste à se concentrer non pas sur sa position, mais sur celle des autres. Malheureusement, la plupart des gens investissent toute leur attention sur leur position. Leurs actes disent, dans le fond, « si seulement je pouvais réussir à leur faire comprendre MES faits, MA logique et MES besoins, ils m’accorderaient les concessions que j’attends ». L’autre camp adoptant la même attitude.
« Il en résulte deux monologues en parallèle, au lieu d’un véritable dialogue. Les deux camps se répètent sans cesse, espérant convaincre l’autre de ses positions. Mais l’éloquence ne remplace pas la compréhension, et vous ne serez pas compris sans changer l’objet de votre attention et sans vouloir sincèrement comprendre l’autre camp» (10).
Tous les bons joueurs de poker connaissent et mettent en pratique le « Théorème Fondamental du Poker » de David Sklansky (11). Bien moins connu, voici son « Théorème Fondamental sur l’Investissement » :
« Avant de vous investir… vous devez être en mesure d’expliquer pourquoi l’autre partie est prête à prendre l’autre part du marché… Si vous n’êtes pas capables de fournir une bonne explication, votre achat, votre vente ou votre mise n’est sûrement pas aussi bon que ce vous croyez» (12).
Malheureusement, la plupart des gens ne font pas l’effort d’analyser sérieusement les raisons de l’autre partie. Leur attention n’est essentiellement centrée que sur eux-mêmes, leurs aspects économiques, leur analyse, et leurs raisons d’acheter ou de vendre. S’ils se posaient la question des motivations et du ressenti de l’autre, ils seraient en mesure de réaliser quelle erreur désastreuse ils sont en train de commettre. Le principe est simple. Vous devriez toujours trouver le plus précisément possible les raisons qui motivent l’autre partie à vendre, acheter ou faire des affaires avec vous. Si vous ne comprenez pas ses raisons, « toutes les statistiques, les déclarations de revenus, les données sur le bilan ou les recommandations des analystes ne pèseront pas lourd. Il reste encore quelques raisons pour lesquelles ils prennent votre mise – et si vous ne les connaissez pas, vous n’aimerez pas ça (13)».
Nous pourrions citer bien d’autres sommités sur le thème de la compréhension de l’autre, mais cela ne sera pas nécessaire. A la place, nous terminerons par une citation de l’un des livres les plus vendus de tous les temps : « Comment se faire des amis et influencer les autres » par Dale Carnegie : « S’il y a un secret au succès, il réside dans la capacité à connaître le point de vue de l’autre et à voir les choses depuis le point de vue de cette personne autant que du sien» (14).
Etant acquis que vous ne gagnerez pas au poker sans parvenir à voir les choses depuis le point de vue des autres, vous apprendrez cette leçon précieuse. Vous vous ferez alors plus facilement des amis, vous influencerez les autres plus aisément, et saurez prendre des décisions dans à peu près tous les domaines.

Poker is good for you, par David Sklansky & Alan N. Schoonmaker, publié en Septembre 2007
sur The Two Plus Two Internet Magazine @ www.twoplustwo.com.

Un SnG avec plus de 170 joueurs

novembre 10, 2009 - 2:38 Pas de commentaire

Un SnG avec plus de 170 joueurs.
Vous direz en général se sont les tournois comme ceux-là qui conduisent à long terme à votre but demandé,
s’est à dire « ITM » (in the money) Places payées et voir Plus…(Dont EPT, PPT, BOCP, WSOP)

Il faut savoir, lors de tels tournois, se fixer plusieurs Paliers, des objectifs. Je vais expliquer en gros comment
je procède pour un bon tournois et arriver dans les places payées, Mais sachez aussi qu’un joueur n’est pas l’autre
et que beaucoup de facteurs peuvent entrainer des déboires dans le « site and go » que vous allez commencer à jouer.

On a toujours tendance à être un peut nerveux lors de son arrivée dans une salle énorme avec des tables de poker à ne
plus en voir la fin. Comme dirait certain que j’ai entendu : »Sa fait Flipper ».
Oui en effet sa fait peur, mais plus vous jouerez des grands « SnG » Moin la peur vous atteindra et plus vous prendrez de
la confiance en vous, et ça, vous en avez besoin essentiellement pour passer quelques bonnes heures aux tables.
Tout ceci pour vous dire que beaucoup de personnes vont au Bar pour « déstresser ». Lollll drôle de terme quand même!
Si on s’est se calmer avec un tit coup ça va, mais si on continue sur sa lancée, alors attention les dégats!
Sachez que l’alcool ne fait pas bon ménage avec le Poker Hold’em, j’en ai fais les fraîs et je sais de quoi il peut en ressortir.
Enfin j’écrirai un article sur la boisson et le poker prochainement.

Enormément de joueurs arrivent sans but précis sauf passer un bon moment, un bon après-midi entre pot en bien se marrer.
Je n’en disconvient pas car je trouve s’est joueurs assez attractifs et plaisants autour de la table.
Voilà une catégorie de joueurs spécialement dangereux qui risqueraient de vous faire rater vos objectifs de la soirée.
J’écrirai aussi un compte rendu sur les joueurs « spéciaux » et « dangereux ».

Objectif N°1:

Suivant les « levels » (niveau de blinds), Les pauses seront soit plus proches, soit plus éloignées, car mon objectif premier
est de doubler, voir tripler mon tapis avant la première pause. N’oubliez pas que la patience fait partie du bon joueur
de poker. Lors de se premier « palier », je regarderai le comportement de la table, les joueurs et jouerai qu’en fonction de ma

position et en fonction des mains qui me seront données.
Remarque essentielle : »Ne Bluff jamais un Novice ». Voir notre bon Patrick Bruel se faire exploser en deux coups lors de l’EPT2009,

par un inconnu. J’en ai aussi fais les fraîs en sous jouant une paire Max contre monsieur tout le monde qui me sortira directement

d’un tournois. Donc, pour en reprendre avec mon but N°1, j’aurai tendance, suivant la table, à jouer serré et rentré dans les

coups qui assureront un gain favorable. Je n’aurai pas peur de jeter de bonnes mains jouablent lors de surelance ou relance qui
ne ressemble à rien, relance hors position avec des proportions qui n’ont rien avoir avec le bon poker. En sommes, je vais, comme
on dit: »éviter les balles ». Si toute fois, je vois que mon but est difficil à atteindre, je veillerai à rester dans la moyenne
de jeton du tournois. Mon objectif remplis, tripler mon tapis, je jouerai un éventail de main plus large sans pour autant me
mettre dans des situations périleuses.Si s’est le cas, j’analyse et je réfléchi et je n’hésite à jetter même si je me sent fort.
Nous voici à la première pause qui , en général, se situe après 90 ou 120 minutes de jeu selon les tournois.

La Pause:

Pendant la pause, 20 minutes en général, j’évite de parler poker, de mauvais coup, etc. de toute façon je part dans l’optique que

chaque main est une nouvelle main et que celle qui vient de passer est enterrinée.
Donc, je me désaltère, je marche et fume ma cigarette tout en cherchant un lien de discution hors poker. Vous allez dire pourquoi
ne rien dire? Simplement parce que je ne veux pas que cela affecte mon jeu lors du deuxième palier, donc mon objectif N°2.
Tout le long de cette pause, les buveurs boirront, les sots feront les sots et les autres ce détendront pour reprendre au mieux
leur tournois. On peut déjà estimer de l’ordre de 10 à 25% des joueurs déjà sortit.

Objectif N°2:

L’entre deux pause est le moment le plus important de votre tournois. s’est lui qui décidera ou vous vous situerez à la deuxième

pause. Je m’explique un peut, j’ai réussi mon but premier et je peux me permettre de jouer à l’aise par rapport à certains joueurs
qui ont réussi, comme par miracle on va dire ainsi, à arriver à la pause avec un petit tapis. Ses petits tapis sont les plus

dangereux aussi. Voir les articles sur la gestion du petit tapis dans vos news favorites. Donc mon but ici est d’arriver à la

deuxième pause avec pour ordre l’augmentation de 1/2 voir 1 – 2 « stack » suplémentaire. En chiffre, 6000 Jts de départ à la pause

+/- 18000 Jts, ensuite s’est simple, 18000jts + 9000/ 18000 / 27000. Ce qui nous ferait arriver au deuxième « Break » avec +/- 52000

jetons. Dans cette seconde partie de tournois beaucoup de tête tomberont, peut être la mienne y compris, sa m’est déjà arriver

lors d’un « crache » du genre je relance Htg1 à 2BB+pot A-8S suivit uniquement par la BB le Flop A-8-J, BB Chek « value bet » demi

pot, Suivit Par BB. River 8. « Bord arcenciel » A-8-J-8. Ce qui me donne Full. Je fais un « over bet ». Donc je mise plus que le Pot

actuel et suis relancer à Tapis, je fais « instant call » BB retourne A-A. Donc dans n’importe quel cas BB partait favoris. Full

contre Full et la dernière carte sera blanche. Sa arrive car il les avait vraiment bien caché. Enfin pour arriver à vous expliquer

que il faut toujours rester vigilent lors de l’entre deux pause et éviter les mauvaises rencontres. Voilà mon deuxième but atteint

et presque 40% des joueurs sortit. Oui oui ne soyez pas étonné s’est ainsi.

2éme pause:

Elle sera identique à la première sauf que les gens viendront autour de vous voir comment vous vous portez en jetons, récolter des

infos sur vos mains etc. Je discute un peut tout en me désaltérent et comme je suis fumeur, fumer ma cigarette. Je ferai comme les

autres un bref regard sur les tables restantes pour estimer les sortants du 3ème Quart. J’écouterai un peut de musique question de

me relaxer un peut.

Objectif N°3:

Comme dans les paragraphes ci-dessus, s’est évidement d’arriver au 3éme Break avec un « Stack » confortable. Mais mon but essentiel

ici est d’arriver dans les places payées « ITM ». je vais gérer mon stack tout en jouant les mains fiables car à ce niveau-ci se

sont les gros poissons qui sont là, avec les « chanceux » du jour et ceux qui touchent tout. s’est entre autre le moment le plus

long du tournois, l’attente et l’éclatement de la « bull » pour tous les joueurs encore en route.

Objectif N°4:

La « TF » Table finale, et allez le plus loint possible à cette dernière. J’en ai pas mal à mon actif et je dois dire que se sont

les plus belles tables du tournois. La détente est de mise et, en général, se sont toujours les même joueurs connus des parcours.
Il va de soit que je joue aussi la gagne comme les autres, mais moin il y a de joueur, plus le prix est gros. Il s’en suivra des

« Deal » aussi, s’est à dire partager la sommes globale entre les joueurs restants. En principe, lors de « sng » sa se « deal » entre

les 4 premiers si ils sont tous d’accord, si pas, un partage est toujours possible pour le deux derniérs et le plus gros « stack »
décide. Je parle de ça parce que se sont des situations vécues.

Voilà en gros comment je procède pour mes grand tournois « live ». Tout le monde ne sera pas d’accord avec moi, s’est un fait

certain, mais chaque fois que je part pour ce genre de sortie, je me mets directement en condition en me disant que je vais en

table finale. Sauf accident, ou mauvaise rencontre, tout à toujours bien fonctionné jusque maintenant. A vous De jouez…

Limite de mise au Poker – Comment en choisir une pour vous

septembre 14, 2009 - 7:21 Pas de commentaire

Avant d’aller vous installer à une chaise laissée vide d’une table de Poker, attendez. Il y a un facteur très important que vous devez vérifier avant de commencer à jouer.
Lequel ?
Vérifier la limite de mise pour cette table.
Pourquoi ?
C’est ce qui détermine le niveau professionnel des joueurs que vous affronterez et ce qui va vous aider à calculer approximativement combien d’argent vous avez besoin pour cette partie.

Pour l’amateur de poker habituel:
1- Vous devriez essayer et débuter par choisir une table avec une limite faible. Vous profiterez ainsi d’une ambiance plus détendue et d’adversaires plus amicaux qui n’auront pas beaucoup d’expérience, ce qui améliorera vos chances de gagner. Le seul problème avec ce type de parties est qu’ils sont difficiles à localiser. De plus, ceux qui jouent à ces tables jouent de façon très conservative et cela ralentit le rythme de la partie. Si vous êtes toujours intéressé par ce type de table, vous serez en mesure de les trouver dans les casinos habituels et les salles de jeu ainsi que les salles de poker qui ne sont pas localisées à Las Vegas tel le Palace Station.

Vous préférez jouer au Texas Hold’em ?
Là aussi, optez pour les parties avec des limites faibles que la version 4/8. Dans ce jeu, vous pourrez augmenter la mise de quatre dollars comme son nom l’indique.
Puis, lorsque vous arriverez aux deux derniers tours, vous devrez doubler la mise pour qu’elle atteigne 8 dollars. Vous pourrez aussi trouver les limites suivantes : deux puis quatre, trois puis six, quatre puis huit, huit puis seize, quinze puis trente, trente puis soixante. Le dernier type est différent (et à moins que vous soyez prêt à perdre de large somme, vous devriez l’éviter), quarante puis quatre-vingt durant les deux derniers tours de mise.

Combien de jetons devriez-vous acheter dans ce type de jeu ?
Ce que vous pouvez faire est de multiplier la fin de la limite par une vingtaine, mais assurez-vous d’avoir ce montant. Par exemple, si vous voulez rejoindre une table où la limite est de deux, puis quatre. Multiplier quatre en vingt et vous obtenez quatre-vingt. C’est donc la somme de jetons que vous devez apporter pour le jeu en les achetant à partir des guichets de la caisse du casino.

Pour les joueurs de poker d’expérience:
La plupart des pros préfèrent jouer au Texas Hold’em qu’avec les autres jeux de poker. Et ces professionnels optent pour des jeux sans limites, ou qui ont une haute limite d’au moins quinze dollars. Attention, ces tables sont des lieux où vous pouvez perdre des centaines de dollars en quelques minutes. Si vous êtes au courant de cela ou si vous voulez nager avec les requins parce que vous vous considérez un requin aussi, rester à l’écart.

Notez que, parfois, les tables pourraient être occupées, et cela pourrait vous prendre un certain temps pour obtenir un siège. Rappelez-vous que ce n’est pas un casino en ligne où les tables sont toujours ouvertes. Ayez de la patience, attendez, ne quittez pas en allant rejoindre des tables avec une limite un peu plus haute ou plus basse que la limite que vous avez décidé. N’oubliez pas que le résultat de votre expérience de casino dépend de cette décision.

Le poker – Une affaire sociale

juillet 9, 2009 - 12:58 Pas de commentaire

Il y a une très bonne raison pour laquelle les personnes aiment jouer régulièrement au poker avec leurs amis et leurs collègues de travail.
C’est amusant et relaxant. Mais c’est surtout un événement social.
C’est une excuse pour manger des sandwiches tout en oubliant les choses peu importantes comme les comptes et la pression du travail.
Peu importe si vous misez avec du chocolat, des cacahuètes, votre voiture ou une somme importante, le poker est une affaire sociale.
Le problème avec les jeux de poker hebdomadaire est qu’ils se produisent seulement une fois par semaine.
Être en mesure de vous enfuir dans ce monde alternatif où les seules choses qui importent sont le jeu devrait se produire plus souvent que cela, n’est-ce pas ?
Excellente nouvelle : c’est possible !

Lorsque vous jouez au poker en ligne sur des sites internet, une partie intéressante de poker n’est seulement qu’à quelques cliques, peu importe l’heure du jour ou de la nuit. Et il y a toujours des personnes réelles qui jouent avec vous, ce qui fait en sorte que vous pouvez obtenir le même sentiment social dans les casinos internet.
Les jeux de poker en ligne sont une excellente façon de vous échapper. Bien moins cher que la plupart des voyages à Las Vegas ou à Atlantic City, le casino internet est une façon abordable de profiter de quelque chose que vous devez habituellement attendre toute la semaine, ou dans le cas de vacances à Las Vegas, toute l’année.
Plus besoin de lutter pour cette conférence ennuyante de compagnie à Las Vegas juste pour avoir accès aux tables. Dans un casino internet, vous pouvez jouer au poker en ligne et vous amusez sans vous tracasser à organiser des rencontres!
Rencontrez de nouveaux amis ou apprenez à connaître les joueurs réguliers dans votre casino internet favori. Le poker en ligne est une excellente façon de socialiser dans le confort, l’intimité et la sécurité de votre maison.

Donc, qu’attendez-vous?
Participer à une partie de poker en ligne dès aujourd’hui!

Peut-on éviter les bads beats ?

juin 15, 2009 - 8:15 Pas de commentaire

Le bad beat est un phénomène bien connu des joueurs de poker, et que tous redoutent.

Nous allons voir que personne n’est à l’abri de ces bats beats qui parfois nous donneraient envie d’arrêter le poker.

Les bads beats me surprendront toujours…
Lors de ma dernière partie de poker sur internet par exemple, sur un tournoi que je fais régulièrement, nous étions environ 1000 personnes à participer, avec un tapis de départ de 1000 jetons et seulement 30 places payées.

Je débute donc le tournoi, tout se passe bien et j’augmente mon tapis progressivement au fur et à mesure que les joueurs s’éliminent.
Nous approchons des 50 joueurs restants, la tension est donc palpable ; à chaque fois qu’un joueur sort, je me rapproche des 30 places payées.
Puis voilà un coup intéressant qui arrive, je me trouve au bouton et reçois une main très enviée des joueurs de poker ; As-Roi de même couleur à cœur.
Le tapis moyen est de 25 000, je fais une relance classique de trois fois la big blind pour n’éveiller aucun soupçon particulier, c’est à dire une relance de 1800.
Une seule personne me suit, c’est parfait pour jouer cette main.

Le flop sort : As de pique – Dame de cœur – Dix de cœur.
J’essaie de rester concentré et impassible, malgré les palpitations de mon cœur qui s’accélère en voyant le tirage quinte et la couleur max, avec en plus une paire d’as de secours.
Je suis au bouton, c’est donc à l’adversaire de jouer ; il mise 2000 et je le suis rapidement pour essayer de le bloquer et de voir tomber une carte qui améliorerait mon tirage quinte ou ma couleur.
A la turn, le 9 de cœur sort ; je me retiens difficilement de sourire car je me retrouve maintenant avec la couleur max.
Je vois l’autre sur une double paire ou une quinte, mais quoiqu’il arrive, je pense avoir le jeu max.
L’adversaire check, soit il n’a rien, soit il a touché sa quinte. Je mise en espérant qu’il ait touché quelque chose et qu’il me suive, puisque je suis sûr d’avoir la meilleure main.
Je lui mets 4000 et il me suit après un certain temps de réflexion.

A la river un autre 9 sort, cela ne devrait pas changer grand chose avec le jeu que j’ai, d’autant plus que l’adversaire check rapidement et désespérément.
Je mise donc 5000 pour essayer de gagner encore un peu plus de jetons.
Il double ma relance ; je suis tellement engagé dans le coup et sûr de moi, que je n’hésite pas une seule seconde à le suivre. A ce moment là, il me montre deux 9, ce qui lui fait un carré de 9 et ce qui entraîne ma défaite.

Je sors du tournoi 34ème, sans avoir rien gagné, mais je garde depuis le désagréable souvenir de ce bad beat, auquel je repense à chaque fois que je joue un gros coup.
Même des champions du monde de poker tels que Daniel Negreanu et Doyle Brunson, ne peuvent éviter complètement ce genre de coup, car il ne faut pas oublier que dans le poker, il y aura toujours une part de chance, même pour les plus grands joueurs.

Certains joueurs professionnels comme Mike Matusow, ont connu de terribles bads beats lors de championnats du monde et ont eu beaucoup de mal à s’en remettre.